10 décembre 2008. Soixante ans déjà que des lois simples et dites universelles ont été proclamées pour apporter
justice, égalité et démocratie dans tous les pays du monde. De ces textes historiques et utopiques (?), on retient surtout le droit à tout être humain d'être respecté dans son corps et dans ses
opinions.
L'ONU va célébrer longuement cet anniversaire, mais je pense que ces événements ont un goût amer. Si on voit ce qui se passe en République Démocratique du Congo, en Birmanie ou encore au Tibet,
on est loin, très loin de la liberté promise et due à chacun. Par milliers les femmes et les enfants sont encore victimes de guerres ou d'injustices financières. Par milliers des hommes meurent
torturés, dans l'indifférence générale.
Est-ce que cela veut dire qu'il faut revoir ou résilier ces textes ? C'est plutôt dans leur application qu'il faudrait se pencher. Faut-il user de la force pour obliger certains pays à abandonner
les armes ? C'est là tout le paradoxe de notre époque, car même si je rêve de croire que les mots peuvent changer des gouvernements, dans la réalité c'est absolument faux.
Que faut-il donc attendre des 60 à venir ? Que les petites mains sur le terrain continuent de semer les graines de cete Déclaration, mais surtout que la bureaucratie mondiale arrête de se voiler
la face et prenne enfin position. Dans 60 ans, je rêve d'un monde où le Tibet sera indépendant, où la Birmanie élira son président, où la Corée du Nord sera une destination touristique et où les
enfants soldats seront tous à l'école en train de jouer au ballon à la récréation. Utopie, quand tu nous tiens...
Voici quelques clichés de l'ONU, pris à New-York en novembre 2008. Ils ont revu la charte graphique de la Déclaration. Je suis moyennement convaincue mais, comme on dit, ce sont les mots qui
restent et qui perdurent.